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. Lectures
par les comédiens d'Eclats de Scènes
Retour Changer les essuie-glaces Christine Guérin
Avis de tempête conjugale"Marc,
j'ai quelque chose à te dire". Ces mots résonnent comme une oraison
funèbre dans l'univers conjugal. Marianne aurait un amant. Marc est
boulversé, sonné, lessivé et se dit, comme au rythme des essuies-glaces
: "C'est grave, ce n'est pas grave, c'est grave, ce n'est pas grave". Si
Marc dégouline de tous les sentiments engendrés par cette terrible
annonce, Marianne est totalement opaque. Rien ne transparaît de cette
jeune femme. Peut-être même que cet amant n'existe pas et qu'il s'agit
tout simplement de faire réfléchir, d'appeler au secours Marc pour
sauver ce couple à la dérive. Les essuies-glaces, fil conducteur
de cet ordre après le désordre, chassent les ennuis conjugaux pour
arriver à une réconciliation autour d'un berceau. Mot de l'auteur :A
travers la voix d'un homme à qui sa femme annonce qu'elle a rencontré
"quelqu'un", quelqu'un dont on ne sait jamais s'il existe
vraiment, Changer les essuies-glaces
raconte un couple en crise, arrivé à l'un de ces virages qui jalonnent
la route, et dans la courbe duquel on prend, peut-être, la mesure de
son amour pour l'autre. Christine Guerin
Ce texte a été selectionné par le comité de lecture d'Eclats de Scènes. Certains textes, comme
cette fois ci celui de Christine Guérin, sont retenus et mis en lecture
par les comédiens d'Eclats de Scènes. Plus de renseignements : http://comitelecture.site.voila.fr
Commande d'écriture du Centre Dramatique de l'Oéan Indien Lecteurs : Aurélie Imbert et Julien Colli Mise en lecture : Frédéric Richaud
Durée : 30 minutes Entrée libre Pour adulte et adolescent
Lapalud / mercredi 14 octobre à 19h au centre culturel Mérindol / mercredi 21 octobre à 19h30 à la bibliothèque Cairanne / jeudi 22 octobre à 20h30 à la bibliothèque Mondragon / samedi 23 janvier à 11h30 à la bibliothèque Uchaux / samedi 23 janvier à 19h à la salle des Farjons Vacqueyras / jeudi 4 février à 18h à la salle des fêtes Sérignan / vendredi 5 février à 19h à la bibliothèque Entrechaux / samedi 6 février à 230h30 à la bibliothèque |
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Textes courts de Jean-Michel Ribes

« J'aime beaucoup les étincelles des courts-circuits, les
immeubles qui tombent, les gens qui glissent ou qui s'envolent, bref
les sursauts. Ces petits moments délicieux qui nous disent que
le monde n'est pas définitivement prévu et qu'il existe
encore quelques endroits où la réalité ne nous a
pas refermé ses portes sur la tête. Ces courtes fables,
portraits, gribouillis, réunis sous le titre
"théâtre sans animaux" sont une modeste contribution
à l'art du sursaut et un hommage à tous ceux qui luttent
contre l'enfermement morose de la mesure » J-M. Ribes -juin 2001- .
Ils
seront là bientôt, les hommes ?
Michel Belier

“Si
quelque chose est susceptible de mal tourner, alors ça
tournera nécessairement mal.” Edward A. Murphy Jr
1949 Un
trio d'individus, Yak, Sol et Bel, jouit de minutes paisibles.
Autour la nature est sereine, l’air vivifiant. Ambiance
bucolique où tout n'est que l'expression circulaire de
la vie campagnarde.
Mais tout corps plongé dans un milieu étranger
subit une pression telle que ses facultés intellectuelles
s'altèrent. Nos trois compères sentent soudain
sourdre une menace. Diffuse. Insaisissable. Quelle est-elle
? D’où vient-elle ?
La peur est une maladie intellectuellement transmissible. Et
nos trois protagonistes vont s’enfoncer et se perdre dans
la forêt de leurs angoisses où les arbres cachent
plus d’une ombre… Ils
seront là bientôt, les hommes ? serait comme un
conte de fées paranoïaque, comme le chant d'une
humanité qui tourne en rond autour de ses peurs ancestrales
et qui, sans cesse, croise ses propres traces. Une
humanité qui reste enfermée dans le sous-bois
de ses terreurs reptiliennes et qui sait si bien les rendre
collectives.
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Couple ouvert à 2 battants
Dario Fo et Franca Rame
Ecrite dans les années 80,
sur le thème du couple et de ses contradictions, Dario Fo et Franca
Rame réussissent avec Couple ouvert à deux battants, une comédie
satirique drôle et vive qui décortique la traditionnelle scène de
ménage, poussant jusqu’à la caricature l’hypocrisie du mâle, la rouerie
de la femelle, la ruse des deux.
Comédie
de moeurs à l’italienne, cette pièce est à la fois grinçante et
burlesque, violente et tendre, tragi-comique, en un mot, électrique.

. Faut
pas payer ...
Dario Fo
Milan,
1974. Inflation, chômage... La vie est trop chère pour des
salaires d'ouvriers. On ne paye plus ! décident-ils. De
cette désobéissance civile, Dario Fo a tiré une
farce politique, mais aussi drôle et humaine.
Les femmes d'une cité ouvrière d'Italie décident
de ne plus payer la nourriture hors de prix que leur offre le
supermarché le plus proche. Aussi le prennent-elles d'assaut,
parviennent à en sortir, sans trop d'encombres,
jusqu'à ce que les problèmes arrivent : les
hommes. La police, d'abord, les maris ensuite, pleins de l'idée
qu'ils se font de l'honneur et de l'honnêteté.
L'héroïne, Antonia, femme mûre au caractère
bien trempé et à l'imagination délirante,
passe toute la pièce à tenter de dissimuler son
acte à un mari moralisateur et somme toute idéaliste
et que l'on traite de "couillon". Dario
Fo dresse derrière cette bouffonnerie parfois grotesque
une critique terrible de la société. Il fait monter
la voix de la classe populaire qui n'a plus confiance dans les
syndicats ni le parti. On y voit des ouvriers mener une résistance
festive à la misère et à la répression,
d'abord en refusant de payer au supermarché, ensuite
en imaginant des stratagèmes de plus en plus délirants,
avec faux miracle, perquisition de flic contestataire et histoire
de placard...

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