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Lectures Tout public
par les comédiens d'Eclats de Scènes
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Job
Jean
Claude Grumberg
Job
est l’une des trois pièces du recueil “Drôles de courtes !!!” de Jean
Claude Grumberg, « l’auteur tragique le plus drôle de sa génération ».
Dans cette version, Job, alité sur une paillasse, accablé par tous ses
malheurs, reçoit une visite inattendue.
Le personnage biblique
devient contemporain et sa douleur indicible ressemble à la nôtre. Et
pourtant, nous pouvons bien en rire... D’un ton léger et burlesque,
cette courte pièce révèle, sans concession, la cruauté de nos
agissements.
Le
monologue de Sud
Claude Guerre
C'est
l'histoire d'un clown. Celui du Paradis, que Dieu envoie sur terre pour
faire rire les hommes qui en ont bien besoin. Ce clown débarque à
Marseille, au vallon des Auffes. Au cours de sa mission, il va croiser
bon nombre de gens, notamment au Bar de la Marine, sur le Vieux Port :
Marius et César. Là, nous assisterons à une scène jamais écrite par
Pagnol, où César annonce à son père son départ prochain. |
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Moi je
crois pas !
Jean
Claude Grumberg
Monsieur ne croit à rien,
Madame veut croire à tout. Jour après jour,
soir après soir, nuit après nuit, ils s’affrontent,
s’opposent, chacun, chacune tentant d’imposer
à l’autre son
dérisoire point de vue. Ils s’insultent, plaident, menacent, argumentent,
mêlant la mauvaise foi à l’ingénuité et
l’absurdité au bon sens. Ainsi le temps, la vie même passent
et, au bout du
compte, Monsieur ne se souvient plus de ce à quoi il ne croyait pas et
Madame a oublié ce à quoi elle croyait.
Grumberg, avec sa verve comique coutumière, transcende leurs doutes et
leurs certitudes, les propulsant au nirvana des
petits-bourgeois de théâtre, quelque part
entre Jarry et Ionesco.. |
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A
partir de 12 ans
Changer les essuie-glaces
Christine
Guérin
Avis
de tempête conjugale
"Marc,
j'ai quelque chose à te dire". Ces mots résonnent comme une oraison
funèbre dans l'univers conjugal. Marianne aurait un amant. Marc est
boulversé, sonné, lessivé et se dit, comme au rythme des essuies-glaces
: "C'est grave, ce n'est pas grave, c'est grave, ce n'est pas grave".
Si
Marc dégouline de tous les sentiments engendrés par cette terrible
annonce, Marianne est totalement opaque. Rien ne transparaît de cette
jeune femme. Peut-être même que cet amant n'existe pas et qu'il s'agit
tout simplement de faire réfléchir, d'appeler au secours Marc pour
sauver ce couple à la dérive.
Les essuies-glaces, fil conducteur
de cet ordre après le désordre, chassent les ennuis conjugaux pour
arriver à une réconciliation autour d'un berceau.
Mot
de l'auteur :
A
travers la voix d'un homme à qui sa femme annonce qu'elle a rencontré
"quelqu'un", quelqu'un dont on ne sait jamais s'il existe
vraiment, Changer
les essuies-glaces
raconte un couple en crise, arrivé à l'un de ces virages qui jalonnent
la route, et dans la courbe duquel on prend, peut-être, la mesure de
son amour pour l'autre.
Christine
Guerin
Commande d'écriture du
Centre Dramatique de l'Oéan Indien
Ce
texte a été selectionné par le comité de lecture d'Eclats de
Scènes.
Certains textes, comme
cette fois ci celui de Christine Guérin, sont retenus et mis en lecture
par les comédiens d'Eclats de Scènes. Plus de renseignements : http://comitelecture.site.voila.fr
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Théâtre
sans animaux et autres textes courts
Jean-Michel
Ribes

« J'aime beaucoup les
étincelles des courts-circuits, les
immeubles qui tombent, les gens qui glissent ou qui s'envolent, bref
les sursauts. Ces petits moments délicieux qui nous disent que
le monde n'est pas définitivement prévu et qu'il existe
encore quelques endroits où la réalité ne nous a
pas refermé ses portes sur la tête. Ces courtes fables,
portraits, gribouillis, réunis sous le titre
"théâtre sans animaux" sont une modeste contribution
à l'art du sursaut et un hommage à tous ceux qui luttent
contre l'enfermement morose de la mesure » J-M. Ribes -juin 2001-
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Ils seront là bientôt, les hommes ?
Michel
Belier

“Si quelque chose est susceptible de mal tourner,
alors ça tournera nécessairement mal.” Edward A. Murphy Jr 1949
Un trio d'individus, Yak, Sol et Bel, jouit de
minutes paisibles. Autour la nature est sereine, l’air vivifiant.
Ambiance bucolique où tout n'est que l'expression circulaire de la vie
campagnarde.
Mais tout corps plongé dans un milieu étranger subit une pression telle
que ses facultés intellectuelles s'altèrent. Nos trois compères sentent
soudain sourdre une menace. Diffuse. Insaisissable. Quelle est-elle ?
D’où vient-elle ?
La peur est une maladie intellectuellement transmissible. Et nos trois
protagonistes vont s’enfoncer et se perdre dans la forêt de leurs
angoisses où les arbres cachent plus d’une ombre…
Ils seront là bientôt, les hommes ? serait comme un
conte de fées paranoïaque, comme le chant d'une humanité qui tourne en
rond autour de ses peurs ancestrales et qui, sans cesse, croise ses
propres traces.
Une humanité qui reste enfermée dans le sous-bois
de ses terreurs reptiliennes et qui sait si bien les rendre collectives.
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Couple ouvert à 2 battants
Dario Fo et Franca Rame
Ecrite
dans les années 80,
sur le thème du couple et de ses contradictions, Dario Fo et Franca
Rame réussissent avec Couple ouvert à deux battants, une comédie
satirique drôle et vive qui décortique la traditionnelle scène de
ménage, poussant jusqu’à la caricature l’hypocrisie du mâle, la rouerie
de la femelle, la ruse des deux.
Comédie
de moeurs à l’italienne, cette pièce est à la fois grinçante et
burlesque, violente et tendre, tragi-comique, en un mot, électrique.

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Faut
pas payer !
Dario Fo
Milan,
1974. Inflation, chômage... La vie est trop chère pour des
salaires d'ouvriers. On ne paye plus ! décident-ils. De
cette désobéissance civile, Dario Fo a tiré une
farce politique, mais aussi drôle et humaine.
Les femmes d'une cité ouvrière d'Italie décident
de ne plus payer la nourriture hors de prix que leur offre le
supermarché le plus proche. Aussi le prennent-elles d'assaut,
parviennent à en sortir, sans trop d'encombres, jusqu'à ce
que les problèmes arrivent : les hommes. La police, d'abord,
les maris ensuite, pleins de l'idée qu'ils se font de l'honneur et de
l'honnêteté. L'héroïne, Antonia, femme mûre au caractère bien trempé et
à l'imagination délirante, passe toute la pièce à tenter de dissimuler
son acte à un mari moralisateur et somme toute idéaliste et que l'on
traite de "couillon".
Dario Fo dresse derrière cette bouffonnerie parfois
grotesque une critique terrible de la société. Il fait monter la voix
de la classe populaire qui n'a plus confiance dans les syndicats ni le
parti. On y voit des ouvriers mener une résistance festive à la misère
et à la répression, d'abord en refusant de payer au supermarché,
ensuite en imaginant des stratagèmes de plus en plus délirants, avec
faux miracle, perquisition de flic contestataire et histoire de
placard...

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