Mise en scène, scénographie et bande son : Frédéric Flahaut
Décor : Dany Bousquet,
Anthony Allemand
Lumières : Patrick
Schneider / Régie lumière : Amandine Richaud
Costumes : Fabienne
Varoutsikos
Musique : Maddy Scoteck
Avec :
BOULI MIRO : Julien Colli
PETULA CLARK : Blanche
Van Hyfte
DADDI ROTONDO : Frédéric
Richaud
MAMA BINOCLA : Michèle
Sebastia
JEAN-MICHEL CLARK : Serge
Neri
MARIE-JEANNE CLARK : Giulia
Ronchi
HANNA : Michèle Sebastia
MILAN : Serge Neri
LE CHEF DE LA GARE DE CALAIS : Frédéric
Flahaut
SHARON STONE: Giulia
Ronchi
LE PRESIDENT BILL GORE BUSH:
Frédéric Richaud
Durée : environ 1h15
Tout public à patir de 7 ans
L'Histoire
Mama
Binocla, mère malvoyante, et Daddi Rotondo, père en forme de kiosque à
journaux, ont un petit garçon qui pèse dès sa naissance 9 kg. Alors au
lieu de l'appeler Rahan, ils l'appellent Bouli comme ça, pas de doute,
on sait qu'il est gros. À un an, ils s'aperçoivent qu'il est myope,
c'est comme ça qu'il devient Bouli
Miro.
Bouli Miro est gros de toutes ses peurs. À deux
ans, il
prend peur
des dragons
et à trois
ans, il se met à avoir peur de lui-même.
Mais heureusement sa
cousine Pétula l'aime, même de plus en plus gros. Le problème c'est
quand Pétula déménage en Espagne, Bouli se met alors à grossir de plus
belle. Jusqu'au jour où il manque d'écraser sa maman en s'asseyant
dessus. Alors Bouli décide de changer de corps et se met à faire de la
gymnastique. Un nouvelle vie commence ! Mais quelle vie !
Un mot de l'auteur, Fabrice Melquiot
Dans les bricoles qui ont fait Bouli
Miro, il y a des enfants. Trois enfants.
Sao,
qui, à 5 ans, trouve“ déraisonnable” qu’un vélo puisse se casser la
gueule tout seul. Taïs qui, à 12 ans, pique des colères pas comme
les autres : “j’aime pas la ratatouille !” Et le dernier
enfant,
c’est moi, à 3 ans, sur une photo où je pose devant une bouteille de
Slim dans un authentique pyjama en pilou-pilou duquel mes bourrelets
dégoulinent.
Il y a bien d’autres bricoles dont
j’ai fait ma montagne : les
marmots
d’Europe de l’Est dans notre Europe à nous, les affiches sur les murs
de partout avec ces belles plantes qui poussent toutes dans les mêmes
pots, le souvenir d’une nuit à Calais où le chef de gare est vraiment
accueillant, et les enfants encore des enfants.
Je n’écris pas pour eux, pas précisément pour eux.
Mes
textes jeunesse, je m’en vais les écrire depuis l’enfance, mon enfance
à moi, qu’il me faut bien restaurer avec des bricoles si je veux en
faire une montagne.
J’écris des textes pour la famille. Idéalement.
Que
Bouli soit un lien des petits aux grands. Comme les jeux de société
bien foutus. Idéalement. Je dis ça, mais c’est des bricoles.
Note d’intention de Frédéric Flahaut
Le
théâtre ne doit pas être l’art du consensus ou celui d’une pensée
unique. Ceci dit, à l’heure où certaines œuvres ciblent leur
destinataire (jeune public, tout public…) – et c’est tant mieux pour la
dynamique de la création – il me semble que BOULI MIRO s’adresse à
l’ensemble de la communauté humaine. Je dirais que BOULI MIRO est une
pièce pour un théâtre de réunion, qui puise ses références dans
plusieurs générations sans toutefois priver quiconque de
pénétrer
dans l’univers si particulier de son auteur Fabrice MELQUIOT.