Spectacle jeune public à partir de 7 ans
Durée : 1h15
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L'histoire
C'est la promesse d’un
grand-père à sa
petite fille : Si je vis jusqu'à 100 ans, je t’emmène sur la lune !
Petite
Louise sait bien que cela est irréalisable, mais elle ne veut rien de
plus que
de croire à l’impossible.
C’est malheureusement l’impossible qui se produit lorsque par une
terrible
tragédie, Petite Louise devient orpheline…
Petite Louise est accueillie par son
oncle et sa tante qui
font tout pour lui changer les idées et lui redonner goût à la vie. Une
psychologue l’incite à parler de ses parents pour qu’elle fasse le
deuil de son
passé et qu’elle se reconstruise au
présent. Mais les adultes ont bien du mal à lui apporter une aide
qu’elle
rejette en bloc.
Du haut de ses 10 ans,
Petite Louise a vraiment l’impression
que personne n’est capable de lui donner à entendre les mots justes et
vrais à
propos des événements et des sentiments qui la concernent. Seule une
personne
l’aide mais sans même s’en rendre compte, un garçon de son âge
rencontré depuis
peu, un petit polisson. Ce garçon a, lui aussi, une histoire peu
commune et le
côtoyer va faire naître en Petite Louise de nouveaux sentiments.
Deuil et résilience,
premier amour et plaisirs de la vie,
voilà des sentiments et des situations bien antagonistes mais qui vont
être le
terreau de la renaissance de Petite Louise. C'est dans le vif de toutes
ces
émotions, tristes ou joyeuses, que son entourage va l’aider à accepter
la mort
de ses parents.
Une
mise en scène lumineuse, une histoire racontée avec les mots de la vie,
des masques offrant la mise à distance nécessaire pour aborder des
thèmes délicats, L'année
sans lune de Petite Louise
parle de l'apprentissage de la vie, même quand celle-ci est difficile.
Mais comment apprécier d'être en bonne santé si on n'a jamais été
malade ? Petite Louise se pose aussi cette question et elle en comprend
très vite le sens...
L'année sans lune de Petite
Louise est une chronique familiale optimiste.
Note de mise en
scène
Je
propose aux acteurs une scènographie qui sépare le présent du passé et
cela grâce à un plan incliné, en forme de colimaçon, qui permet à
Petite Louise de gravir les marches et d'accéder à son passé. Le fond
de scène est une sorte de Shêné grecque où apparaissent et évoluent les
personnages morts. Nous construisons les personnages du passé et du
présent avec des masques. Cet outil théâtral, que je réinterroge
régulièrement, ainsi que le dispositif scénique, nous permet de
développer un jeu riche de symboles et de signes. Les masques des
personnages morts sont des masques entiers comme on en trouve dans le
théâtre Nô japonais. Et puisque la mémoire de Petite Louise les imagine
de plus en plus affacés, les costumes sont traités de manière à
suggérer une évolution dans l'effacement. Les masques des vivants, eux,
sont entiers mais articulés.
J'utilise un cyclo en fond de
scène car je recherche à la
fois à donner l'impression d'un horizon infini et d'une aire de jeu
petite et posée comme une île qui se découpe dans cette immensité. Car
la résilience qui s'opère chez Petite Louise, pour rejoindre le monde
des grands, doit nécessairement partir du plus intime.
Et
comme les enfants ont une force de vie incroyable, j'utilise un
registre théâtral qui va dans ce sens et, malgré le thème, la pièce est
drôle et certains des personnages sont dans un registre proche de la
farce. L'année sans
lune de Petite Louise
est une comédie que rythme la musique originale d'un compositeur,
musique qui accompagne, du début à la fin, les personnages dans leurs
différents univers.
Gilbert Barba, septembre 2009
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Texte et mise en scène: Gilbert Barba
Assistant mise en
scène : Frédéric Richaud Lumières :
Patrick Schneider Costumes :
Fabienne Varoutsikos Masques :
Judith Dubois Décor : Bertrand
boulanger / Eric Libman
Musique originale : Clément
Barba
Jeu :
Mathilde Mandel, Serge Neri,
Frédéric Richaud,
Nathalie Nowicki, Loïc Samar, Blanche Van Hyfte
Coproduction Eclats de Scènes et Théâtre de la Brante