Mise
en scène et scénographie : Julien
Colli
Avec
Frédéric
Flahaut et Léa
Giovanelli
Création
lumière et musicale : Amandine
Richaud
Régie lumière :Alexis
Jouffrey
Régie Plateau :
Amandine Richaud
Durée : environ 1h20
Tout public à patir de 14 ans
Spectacle
coproduit par l'Auditorium de Vaucluse Jean Moulin, scène
départementale / “Par les villages”, projet pour la communauté d’Aix
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L'histoire .
Monsieur ne croit à rien, Madame veut croire à tout. Jour après
jour, soir après soir, nuit après nuit, ils s’affrontent, s’opposent,
chacun, chacune tentant d’imposer à l’autre son dérisoire point de vue.
Ils s’insultent, plaident, menacent, argumentent, mêlant la mauvaise
foi à l’ingénuité et l’absurdité au bon sens. Ainsi le temps, la vie
même passent et, au bout du compte, Monsieur ne se souvient plus de ce
à quoi il ne croyait pas et Madame a oublié ce à quoi elle
croyait.
.
Note de mise en scène
j’ai
toujours voulu faire de la mise en scène pour raconter des histoires au
public. Ensuite, la possibilité de créer un objet artistique est
tellement précieuse aujourd’hui, qu’il faut que cet objet puisse «
servir » ceux qui se déplaceront pour le voir, il doit nous faire
réfléchir sur nous, sur notre
société.
Avec Moi je crois pas !,
j’ai aussi envie de faire rire, mais surtout de surprendre par la
complexité des personnages, Monsieur et Madame n’étant pas ce qu’ils
paraissent aux premiers abords, leurs rapports tendus, parfois
agrémentés de sévères noms d’oiseaux, reposent sur une grande
complicité, un amour qui pousse Madame à se souvenir de ces belles
soirées, ces beaux moments que Monsieur a oublié.
Julien
colli, mai 2011
.
LES
PERSONNAGES
Lui
: c’est une grande gueule. Pétri de conviction, il aime
argumenter. C’est sa réflexion, son sens critique aiguisé qui
le
pousse à se revendiquer NON-croyant.
Elle
: elle préfère les bêtes aux humains, à part son ours de mari qu’elle
supporte dans tout les sens du terme ; Commère, elle sait tout de ses
voisins ; parfois cruelle, elle feint la naïveté pour embrouiller son
mari. Elle veut CROIRE.
LES
DECORS
Chez
eux… un intérieur bien meublé (fauteuil, canapé, table
basse, guéridon, tapis etc…). L’espace va se réduire au fur et
à
mesure du développement de la pièce, renforçant l’étrangeté du propos.
Comme dans “Les Bâtisseurs d’empire” de Boris Vian, leur habitat se
trouve cycliquement dépouillé de certains de ses éléments, d’abord
discrètement puis de manière très visible. A la fin, il ne reste qu’un
canapé, pour la révélation...
LA
MUSIQUE
Un décor sonore, mélange de bruits d’animaux, d’archives sonores,
de musiques contemporaines.