 |

;
Ateliers
scolaires
L’éducation
artistique,
nécessaire, essentielle, fondamentale…
Le
travail de développement culturel auquel nous sommes attachés ne va pas
sans un volet éducation que nous mettons en œuvre chaque fois que
possible. «Découvrir, apprendre, se construire, être citoyen», voilà
les objectifs résumés par Jean-Gabriel Carasso dans l’indispensable
livre paru aux éditions de l’attribut Nos enfants ont-ils droits à
l’art et à la culture car, continue t-il, « l’initiation à la pratique
d’un art, la fréquentation des œuvres, peuvent constituer une
formidable école du développement culturel ». Pour ces mêmes raisons,
Eclats de Scènes initie avec les établissements partenaires des
parcours du spectateur, va à la rencontre des élèves en amont ou en
aval des représentations, multiplie les lectures jeune public et anime
des ateliers de pratique artistique, comme au collège P. Eluard de
Bollène avec lequel va être signée pour la troisième année consécutive
une convention de partenariat.

Le
théâtre à l'école... Pour qui ? Pourquoi ?
Parole de comédiens...
| Frédéric
FLAHAUT, comédien, metteur en scène et
intervenant |
A l’école,
l’art théâtral, via le jeu dramatique, reste un immense
paradoxe.
Eminemment
subversif mais aussi rigoureux.
Subversif car il propose à l’élève de parler fort, de s’agiter, de
délirer sans retenue… toutes demandes qui vont à l’encontre des règles
de vie
de la communauté scolaire.
Mais ces
propositions doivent s’exprimer dans le contrôle de soi au travers
d’une
gestion rigoureuse de son corps et de sa voix.
Il
est à la fois égoïste et collectif.
Le regard de l’autre, la mythologie même de la scène, vont
sur-dimensionner l’égo du jeune apprenti. En même temps il va
s’apercevoir
qu’il n’est rien sans ses partenaires de jeu et que le talent des
autres
augmente le sien à l’infini.
Il
est joyeusement immédiat et peut-être ennuyeux dans la durée.
Découvrir et s’approprier un personnage, son corps et ses émotions,
sont souvent accompagnés d’une exaltation jouissive. Mais revenir
dessus, les
répéter inlassablement pour fixer les enjeux, peut rapidement amener
l’élève
dans un hypnotique ennui.
Mais
c’est justement tous ces paradoxes qui vont faire du théâtre à
l’école un atout majeur à la construction de l’enfant et de
l’adolescent. Les
connaissances pures et la citoyenneté transmises par le parcours
scolaire ne
proposent à l’élève ni la conscience de son physique (sa taille, son
poids, son
sexe) ni l’exploitation de son intime (son rêve, ses désirs, son
imaginaire).
C’est
pourquoi j’estime que le comédien reste un partenaire indispensable
au professeur. J’entends par comédien,
la personne qui vit professionnellement et quotidiennement les mêmes
affres que
celui à qui il transmet sa passion et non l’animateur spécialisé qui
n’a
qu’assimilé qu’une théorie livresque et qu’une pratique certifiée loin
du
concret de l’acteur.
|
Frédéric RICHAUD, comédien et intervenant. Responsable des ateliers à
Eclats de Scènes |
"On enseigne pas ce que l'on sait mais ce que l'on cherche."
Cette
citation de Gilles Deleuze m'a profondément marqué quand j'ai commencé
à
comprendre l'importance qu'avait la transmission dans mon métier. Cette
maxime en mouvement, me demandait de remettre sans arrêt en
questionnement mon art et sa pratique et son enseignement. Comme si,
devant l'éphémère de la vie, je devais donner, ce que j'ai appris moi
même parce que l'on me l'a transmis.
Je suis un passeur, qui lègue un héritage séculier, qui nourrit mon
métier et alimente ma réflexion.
| Concours national de la
résistance et de la déportation |
Voici
la présentation d'un projet actuellement mené à la cité scolaire de
Vaison la Romaine par Claudie Gourjon, professeur au lycée. Ce travail
a été mené avec l'auteur Ricardo Montserrat.
.
|
Depuis
quelques années, je
mets en place des projets artistiques avec des collègues motivés.
Lorsque j’ai su que j’allais
être nommée au Lycée De Vaison La Romaine, je me suis renseignée pour
savoir
quels étaient les projets existants. Je n’ai pas pour principe de
rajouter des
projets les uns à côté des autres sans cohérence aucune.
C’est là que j’ai rencontré
Mme Bernardelli, professeur d’histoire géographie qui œuvre depuis
plusieurs
années sur le concours national de la résistance et de la déportation.
Après réflexion et multiples
échanges, nous en sommes arrivées à construire un projet autour de cet
axe.Ce projet multi artistique
aborde le thème du concours « Résister dans les camps
nazis ».
Plusieurs
catégories sont
proposées aux participants et nous avons choisi de participer à la
catégorie
support cinématographique.
Souhaitant associer les différents
pôles artistiques du lycée, nous avons trouvé une problématique qui
permettrait
d’impliquer les options théâtre, une classe à projet ainsi que les
premières
littéraires dans le cadre de leur TPE (Travaux personnels
encadrés).
|

Ricardo
Montserrat |
|
J’ai proposé d’écrire le
support littéraire avec un auteur, Ricardo Montserrat qui avait déjà
travaillé
avec Eclats de Scènes, notre partenaire culturel. Qui mieux que lui
pouvait aborder
notre problématique « l’art comme moyen de
résister ? »
Vous pouvez
découvrir qui est
cet homme si engagé dans la lutte contre les oppresseurs du genre
humain sur
différents sites internet.
L’idée était
lancée.
Dans le cadre des TPE, les
élèves ont préparé leur travail d’écriture à venir en effectuant des
recherches
sur les différents actes résistants vus dans les camps de
concentration. Ils
ont lu, ils ont rencontré d’anciens déportés résistants de la région de
Vaison
La Romaine, vu des films… Bref, ils étaient
plongés
dans l’enfer de cette période lorsque Ricardo est arrivé.
La cité scolaire l’a donc
accueilli du 14 au 18 novembre 2011.
Les élèves de premières
littéraire ont ainsi vécu une semaine dans la peau d’un
auteur ! En effet
sur l’œuvre finale (qui sera peut être publiée) Ricardo les a
identifiés comme
auteurs associés ! Quelle fierté pour ces jeunes gens et
jeunes filles qui
ont été conquis par cet homme « accoucheur de soi »
comme il se
qualifie.
Durant toute la semaine à
travers leur vécu personnel, les résultats de leur recherches, ils ont
accouché
de personnages, de mots, d’une histoire, de leur histoire,
d’ « une
histoire de jeunes sans histoire », titre de la pièce.
A la suite de ce travail
d’écriture, le réalisateur Denis Blanc s’est emparé de la pièce
théâtrale pour
élaborer le scénario qui donnera naissance au court-métrage qui sera
présenté
au concours national de la résistance et de la déportation.
La semaine avec Ricardo a été
également l’occasion pour les élèves de découvrir des techniques, des
notions
propres à un auteur. Ricardo n’a pas été avare de son expérience et
leur a
livré quelques uns de ces procédés ainsi que son vécu personnel par
rapport à
la littérature classique et contemporaine mais aussi son vécu d’artiste
résistant.
Pour ces littéraires, ce fut
une semaine de bonheur.
Un grand merci à Ricardo pour
ce moment de partage.
Actuellement, les élèves de
seconde sont partagés en deux groupes : l’option théâtre et le
groupe qui
suit une formation cinématographique avec D. Blanc.
Le groupe théâtre travaille
sur le scénario et « Grand-peur et misère du troisième
Reich » de
Brecht.
Le groupe cinéma prépare le
tournage qui aura lieu la semaine du 20 au 24 février.
L’option première théâtre
apprend le texte afin d’être opérationnel sur le tournage.
Nous vous tiendrons
évidemment au courant des dates de présentation de ce vaste et
vertigineux
projet...
|
 |
|
En partenariat avec Eclats de
Scènes, le collège Paul Eluard de Bollène va proposer à 90
élèves motivés, quel que soit leur profil scolaire, de nombreux
ateliers en
lien avec le pôle d’excellence artistique du collège (pôle excellence
théâtre,
orchestre à l’école, atelier arts plastiques, atelier chorale et danse
indienne).
Le collège Paul Eluard, Collège
Ambition Réussite depuis 5 ans, développe, dans le cadre de ses pôles
d’excellence des partenariats avec des institutions privées,
culturelles ou
sportives afin de proposer aux élèves des modules optionnels attractifs
participant
à une meilleure réussite scolaire. Aujourd’hui les résultats de cette
politique
volontariste sont déjà visibles : En 5 ans, le taux de
réussite au brevet
est passé de moins de 65% à plus de 90% avec à la clé, une orientation
pertinente et réfléchie pour chacun des élèves. |
|
Dans le cadre de la Semaine
des Arts, des ateliers animés par des
professeurs et des artistes seront proposés aux élèves : écritures de
textes
théâtraux, improvisations, lecture à voix haute, expression corporelle
par la
danse, initiation instrumentale... Tous ces ateliers, dont les
postulats
reposent sur la pédagogie de projet, ont pour but d’offrir de nouveaux
moyens
d’expression tout en développant les compétences à atteindre dans le
socle
commun des compétences et de connaissances, tout autant que celles
nécessaires
dans la vie active (prise de parole en public, structuration de ses
idées par
l'écriture...).
Cette première Semaine des Arts est
parrainé par Jean-Yves Picq, auterur et actuellement directeur du
département théâtre du Conservatoire d'Avignon
Pour découvrir plus
en détail le projet et les ateliers, télécharger le dossier de
présentation > 
Depuis plusieurs années,
Eclats de Scènes participe à
l’opération « collège au théâtre » en animant un jour
durant une rencontre
entre collégiens au CLAEP de
Rasteau.
Forts de cette
expérience, nous avons proposé au service éducation du Conseil général de
Vaucluse, initiateur du
projet, d’aller plus
loin encore avec deux journées consacrées aux participants les 01 et
03 juin 2010.
Présentation de scènes
par les élèves, confrontation, exercices, pistes de travail aideront
les collégiens à
progresser
dans leur processus de création.
| L'Histoire racontée du Théâtre |
|

|
Créé en
2008, ce spectacle
imaginé pour être joué dans les
salles de classe retrace 25 siècles de théâtre.
Dire l’essentiel, mais ne pas survoler, être
pédagogue, mais rester comédien, amuser, informer pour
mieux faire réfléchir les spectateurs. Leur donner
quelques clefs pour comprendre et aimer le théâtre et
peut-être aussi, le défendre.
Nous invitons les
enseignants intéressés par cette démarche à
se rapprocher d'Éclats de Scènes au 06 76 61 10 51
|
;
Haut de page
|
 |